Publi le dimanche 16 mars 2008

Le temps des sucres : une tradition bien québécoise qui survit encore en 2008

16 03 2008

(La Voix de l'est-MC) - La récolte de l’eau sucrée était une période de réjouissance pour les premiers colons débarqués au Québec. Quatre cents ans plus tard les gens se sucrent le bec avec toujours autant de plaisir.

La découverte de cette boisson à la fois ambrée et sucrée ne revient toutefois pas aux colons. «Ça vient des Amérindiens. Les premiers colons ont constaté qu’ils entaillaient les arbres pour en retirer un liquide sucré qu’ils buvaient», explique l’historien Gilles Bachand. «Les Amérindiens inséraient une feuille de bouleau dans l’entaille et le liquide coulait dans une chaudière faite de bouleau», détaille-t-il.

Mais les colons venus de la France ne se sont pas contentés de boire l’eau sucrée. «Ils ont découvert qu’ils pouvaient aller plus loin et en faire du sucre», note M. Bachand. Au fil du temps, les produits fabriqués avec l’eau sucrée se sont multipliés. Et les techniques de cueillette se sont améliorées.

Dans les années 1920 à 1950, des chalumeaux de métal étaient insérés dans les entailles et le fluide coulait dans une chaudière également faite de métal. «Dans chaque village il y avait un ferblantier», mentionne M. Bachand.

Une immense chaudière de fonte, déposée sur des patins et tirée par des chevaux, permettait de recueillir l’eau contenue dans chaque récipient métallique. «Et l’été, cette immense chaudière était utilisée pour faire du savon avec du gras animal et de la soude caustique», ajoute Gilles Bachand. «Je me suis toujours demandé si le goût du savon demeurai», avoue-t-il en riant.

C’est au cours de cette période que la cabane à sucre telle qu’on la connait aujourd’hui a vu le jour.

Modernisation

Dans les années 1960, l’aluminium a remplacé le métal. Au cours de la décennie suivante, le cheval n’était plus nécessaire à la cueillette. Un système de tubes reliés à chacun des chalumeaux permet d’acheminer l’eau sucrée dans un énorme réservoir duquel le liquide s’écoulera vers l’évaporateur pour être bouilli.

«Il faut faire bouillir pour enlever l’eau dans l’eau d’érable. Ça prend 40 litres d’eau sucrée pour faire un litre de sirop», indique Réal Bernard, propriétaire de l’érablière Bernard à Granby. Depuis la fin des années 1970, les gros producteurs de sirop d’érable utilisent l’osmose avant de mener l’eau sucrée à ébulition. «L’osmose c’est un filtre mécanique.

Il retient les sucres et les minéraux et rejette une partie de l’eau. L’eau sucrée devient plus concentrée», résume Jean-Pierre Bellegarde de la Fédération des producteurs de sirop du Québec.

«L’eau d’érable qui sort de l’entaille contient 2 à 3 % de sucre. Après l’osmose, la concentration est de 8 à 9 %», indique M. Bellegarde. L’osmose permet de réduire le temps que l’eau sucrée devra passer dans l’évaporateur. Ce procédé «permet d’économiser du temps et de l’énergie. Mais l’appareil étant assez coûteux ce n’est pas tout le monde qui peut l’avoir», relève Jean-Pierre Bellegarde.

La magie toujours présente

L’arrivée de la technologie n’a pas réduit l’engouement pour le temps des sucres. Bien que les gens n’aient plus à circuler en chevaux pour cueillir le fruit coulé des entailles, ils prennent toujours plaisir à déguster un repas à la cabane à sucre.

«C’est l’une de nos plus belles traditions. Les gens aiment toujours autant fêter le renouveau que le printemps nous amène», observe Gilles Bachand.




Cocaîne transgénique découverte au Brésil

16 03 2008

(AFP-MC) - Les autorités brésiliennes ont découvert pour la première fois des plantations de coca obtenu par modifications génétiques afin de les adapter au climat du pays, rapporte aujourd’hui l'agence de presse publique Agencia Brasil.

La présence des cultures de cette plante, qui sert à fabriquer la cocaïne, a été décelée en pleine forêt amazonienne près de la frontière avec le Pérou, grâce à des images prises par satellite.

Les policiers ont précisé qu'il s'agissait d'une espèce transgénique de coca, parfaitement adaptée aux conditions climatiques.

Un laboratoire de fabrication de cocaïne, situé près des plantations, d'une surface de 150 hectares environ, a également été démantelé.

Aucune plantation de coca n'avait été découverte jusqu'ici au Brésil. Cette culture est développée dans les pays andins comme la Colombie, premier pays producteur mondial de cocaïne, le Pérou ou la Bolivie, où la plante fait aussi l'objet d'un usage traditionnel.

L'ancien responsable brésilien de la lutte antidrogue, Walter Maierovitch, a jugé «préoccupante» l'existence de cultures de coca en Amazonie, dans une déclaration à Agencia Brasil.

Selon cet expert, ces plantations peuvent être le signe d'une «géostratégie» des cartels de drogues colombiens, afin de faire face aux destructions des cultures par fumigation.




Les spécialistes tentent de donner un « nouveau look » à Nicolas Sarkozy

16 03 2008

(AFP-MC) - Quelle que soit l'ampleur de la défaite annoncée de la droite aux municipales en France, Nicolas Sarkozy semble décidé à changer de style pour remonter la pente des sondages et faire taire les critiques sur un début de mandat présidentiel jugé trop dispersé et clinquant.

Le président français a assuré qu'il tiendrait «naturellement compte» des résultats du vote, un premier test après dix mois au pouvoir.

M. Sarkozy a reconnu que la dégringolade de popularité, outre le point crucial du manque de résultats ressentis sur le pouvoir d'achat, était liée à l'affichage de sa vie privée, qui, avec sa manière de présider, a fini par heurter une opinion au départ séduite.

M. Sarkozy estime que le désamour actuel des Français ne remet pas en cause ses orientations de fond. Le remaniement prévu de son gouvernement après le scrutin ne sera que cosmétique. Le but affiché est donc pour l'heure de garder le cap en accélérant les réformes: loi sur la modernisation de l'économie, retraites, assurance-maladie.

À défaut de virage politique, Nicolas Sarkozy veut apparaître comme moins «glamour» et plus «présidentiel». Un tournant obligé pour ce fils d'immigré hongrois de 53 ans, qui avait coutume de dire qu'il se moquait des remarques de «l'establishment» sur son style extraverti.

Mais l'avalanche des critiques et le malaise suscité jusqu'au coeur de son propre électorat ont fini par peser.

Ses détracteurs l'ont accusé d'être un chef de l'État «bling bling», «immodeste», de «manquer de sang froid» et de dégrader la fonction présidentielle, comme lorsqu'il lance fin février un méprisant «casse toi alors, pauvre con» à un visiteur indélicat au Salon de l'agriculture.

«L'acte I du quinquennat Sarkozien s'achève donc. L'acte II commencera le 17 mars», a écrit l'analyste Alain Duhamel.

Mais cette «re-présidentialisation» exige «de la distance, de la constance, de la hauteur. Elle interdit l'agitation, les provocations, les apostrophes viriles et malsonnantes, le reality show au palais de l'Elysée», ajoute-t-il.

M. Sarkozy le peut-il ? «Depuis quelques semaines, le style de M. Sarkozy a changé», assure à l'AFP un de ses proches. Il a ouvert une nouvelle séquence «élégance et discrétion», dit un autre.

Terminés les joggings médiatisés, à Paris ou New-York, les vacances sur le yacht d'un riche industriel, lunettes de soleil sur le nez et nuée de photographes aux trousses. Place désormais aux visites de terrain en province, histoire de «faire de la pédagogie», selon un proche, et de recoller à l'opinion, avec des rencontres... à l'abri des caméras.

Même son épouse Carla Bruni, l'ex-top model italienne, assure vouloir modestement apprendre son rôle de Première dame.

L'éviction programmée du porte-parole présidentiel David Martinon et la suppression de sa fonction sont à ce titre symboliques d'une reprise en main de sa communication par M. Sarkozy.

Sur la scène internationale, Nicolas Sarkozy, parfois surnommé «TsarKozy» ou «Speedy», quand il n'est pas comparé à un monarque, a également entamé sa mue vers plus de consensus.

La présidence tournante de l'Union européenne que la France assurera à partir de juillet devrait lui donner l'occasion d'afficher ce style plus classique. Même si certains doutent qu'il puisse s'y conformer très longtemps.




Dimanche des Rameaux : le pape lance un appel à la paix en Irak

16 03 2008

(AP-MC) - Benoît XVI a dénoncé dimanche les cinq ans de guerre en Irak et lancé l'un de ses plus vibrants appels à la paix dans ce pays, quelques jours après la découverte du corps de l'archevêque chaldéen de Mossoul, victime d'un enlèvement.

Assez de «massacres», de «violences» et de «haine en Irak!», a lancé le pape, à l'issue de la messe du dimanche des Rameaux, fête qui commémore l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem et ouvre la Semaine sainte.

Jeudi, le corps de l'archevêque Paulos Faraj Rahho avait été découvert près de la ville de Mossoul, dans le nord de l'Irak, où l'écclésiastique avait été enlevé le 29 février. Un acte dont la responsabilité n'a pas été revendiquée.

Benoît XVI a qualifié la mort de l'archevêque d'"acte inhumain de violence» offensant la dignité humaine. Rendant hommage à Paulos Faraj Rahho, il a apppelé les Irakiens, plongés dans la guerre depuis cinq ans, à reconstruire leur vie en faisant preuve de «réconciliation, de pardon, de justice et de coexistence» entre les «groupes tribaux, ethniques et religieux».

Au début de la cérémonie, le souverain pontife avait sanctifié des rameaux et branches d'olivier avec de l'eau bénite, puis avait traversé la place Saint-Pierre de Rome, vêtu d'une tenue liturgique brodée de rouge et or et tenant un rameau à la main.

Dans son homélie, le pape a rappelé aux fidèles qu'ils devront se souvenir lors de la semaine sainte du «drame le plus sublime de l'Histoire, qui est le drame de notre salut».

Le dimanche des Rameaux marque le coup d'envoi de la Semaine sainte qui s'achèvera dimanche prochain, jour de la fête de Pâques, commémorant la résurrection du Christ, date la plus solennelle du calendrier liturgique catholique. L'autre point culminant de la semaine sera le Vendredi saint, qui marque la crucifixion et la mort du Christ.




Jeux Olympiques 2008 à Pékin : des athlètes célèbres pensent à se désister

16 03 2008

(AFP-MC) - Certains sportifs célèbres songent à annuler leur participation aux jeux Olympiques de Pékin (8-24 août), en raison des violences au Tibet, a indiqué dimanche le Comité olympique allemand (DOSB), qui les appelle à faire acte de présence en «signe de paix.»

«Beaucoup de stars du sport ont mal au ventre en pensant aux jeux Olympiques. Certains réfléchissent même à une annulation (de leur participation)», a dit le président du DOSB Thomas Bach au quotidien Bild, estimant cependant que le devoir du sport était de donner «un signal de paix.»

«Je comprends ces athlètes qui se posent des questions (sur leur participation ou non au JO). C'est tout à leur honneur. Je suis prêt à tout moment à discuter avec chacun d'entre eux. S'ils examinent la situation, ils constateront qu'il est tout de même préférable d'être présents que de rester à l'écart», a-t-il affirmé.

Le DOSB, qui appelle «les deux parties à renoncer à la violence», suit «avec une grande attention» ce qui se passe au Tibet, selon M. Bach. Mais «plus une situation est critique, plus il est important de donner un signe de paix», a-t-il souligné.

«Construire des ponts, pas des murs»

«Nous devons donner le signal qu'une cohabitation est possible avec des moyens pacifiques. La fonction du sport est de construire des ponts et non pas des murs», a-t-il ajouté.

«Nous pensons que les Jeux contribuent à une ouverture de la Chine. Mais nous ne pouvons pas résoudre des problèmes qui n'ont pas pu être réglés durant des générations de Secrétaires généraux de l'ONU», a-t-il dit au journal populaire allemand.

Les athlètes allemands interrogés par Bild ont, eux aussi, fait part de leurs réserves, quant à l'organisation des Jeux par Pékin.

«Je me suis demandé si je devais concourir en Chine dans ces conditions, a déclaré le cavalier Ludger Beerbaum. Nous allons sûrement discuter de cette question lors de notre réunion, à Dortmund (qui a lieu jusqu'à dimanche).»

La lanceuse de javelot Christina Obergfoell, détentrice du record d'Europe de la discipline, a souligné que les JO-2008 restaient sa priorité mais que l'image qu'elle avait de la Chine s'était dégradée après les récents évènements au Tibet.

«Je ne cesse de me demander pourquoi les Jeux ont été attribués à la Chine, a-t-elle expliqué. Après ce qui s'est passé au Tibet, mes doutes ne vont pas s'estomper.»




Défilé de la Saint-Patrick à Montréal : le vert sera à l'honneur

16 03 2008

(PC-MC) - Le vert sera à l'honneur dimanche, au centre-ville de Montréal, alors que se déroulera le traditionnel défilé de la Saint-Patrick, la fête des Irlandais.

L'événement en est à sa 184e édition, ce qui en fait le plus ancien du genre en Amérique du Nord.

Le défilé de la Saint-Patrick vient souligner l'apport de la communauté irlandaise à la société montréalaise. Il marque habituellement la fin de l'hiver, mais manifestement, cette année, l'exception confirmera la règle.

Plusieurs politiciens doivent participer à l'événement, dont les chefs bloquiste et néo-démocrate Gilles Duceppe et Jack Layton, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay.




Elections fédérales lundi dans quatre circonscriptions : les libéraux optimistes

16 03 2008

(PC-MC) - Les libéraux fédéraux espèrent que les quatre élections complémentaires de lundi représenteront pour leur parti une planche de salut qui les propulseront vers des élections générales au cours des prochains mois.

Après des mois d'humiliation - forcés de sauver un gouvernement minoritaire conservateur qui mène selon eux le pays vers le précipice - les libéraux comptent sur des victoires dans au moins trois des quatre complémentaires pour remonter le moral des troupes et donner au parti suffisamment d'élan pour finalement faire tomber le gouvernement.

«Nous ne déclencherons pas une élection générale (...) avant de voir le résultat des complémentaires, déclarait plus tôt cette semaine un député de la région de Toronto, Garth Turner. Après lundi, tous les paris sont ouverts.»

C'est un sentiment partagé par bon nombre de libéraux, incluant le chef, Stéphane Dion, qui a commencé à dire que son parti pourrait être prêt à faire face à l'électorat en avril.

«Procédons étape par étape», a déclaré M. Dion cette semaine, lorsque qu'on lui a demandé si des victoires lundi pourraient permettre au PLC d'avoir des bases assez solides pour forcer des élections générales.

«Ces complémentaires sont importantes car je suis très fier de nos quatre candidats», a dit le chef libéral.

En effet, les candidats retenus pourraient ajouter de l'expérience à l'équipe libérale et permettre au chef d'accroître la présence féminine au PLC, comme promis.

L'ex-premier ministre de l'Ontario et rival de Dion dans la dernière course à la direction, Bob Rae, devrait l'emporter facilement dans son comté du centre-ville de Toronto. La populaire avocate Martha Hall Findlay, aussi autrefois de Dion, fait aussi figure de favorite dans la Ville-Reine, tandis que l'ex-ministre du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, Joyce Murray, devrait se faire élire sans problème à Vancouver.

Il s'agit de trois châteaux-forts libéraux, conservés en 2006 avec des marges de 20 à 28 pour cent d'avance.

La course risque d'être plus serrée dans la circonscription de Desnethe-Missinippi-Churchill River, où l'ancienne ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, Joan Beatty, se présente pour les libéraux.

En 2006, les libéraux avaient enlevé aux conservateurs cette circonscription isolée, à forte proportion autochtone, avec seulement 67 voix d'avance.

Le PLC pourrait souffrir de la tempête qui a suivi la désignation de Joan Beatty comme candidate sans passer par le processus d'investiture, au détriment de l'ancien organisateur libéral et militant anti-libre-échange, David Orchard.

Des sources internes estiment que le parti a de bonnes chances de conserver ce siège, mais prédisent que les retombées négatives seraient minimes en cas de défaite, étant donné que cette circonscription n'a jamais été sûre pour le PLC.

Les détracteurs de Stéphane Dion, toutefois, jetteront un oeil averti sur les trois autres courses à la recherche du moindre signe d'une baisse d'appui aux libéraux.

«Si notre avance se gruge dans n'importe laquelle des trois autres circonscriptions, il y aura de la grogne, a confié cette source libérale bien placée. Si nous perdons l'une de ces trois circonscriptions, il y aura éruption.»

L'automne dernier, l'emprise de Stéphane Dion sur son parti avait été sérieusement ébranlée après les défaites cuisantes dans trois complémentaires au Québec.

La recrue vedette du NPD, Thomas Mulcair, avait créé la surprise dans Outremont, tandis que le Parti conservateur et le Bloc québécois s'étaient partagé les deux autres circonscriptions.

Mais cette fois, ni les conservateurs, ni les néo-démocrates ne prétendent pouvoir faire de tels gains. En effet, les deux partis fédéraux se sont employés à réduire les attentes et à railler la signification des victoires libérales attendues.




Le mauvais temps sème la mort et la destruction aux Etats-Unis

16 03 2008

(AP-MC) - Aux États-Unis, la nature s'est déchaînée sur l'État de la Géorgie pour une deuxième journée d'affilée faisant deux morts et une trentaine de blessés.

De fortes pluies accompagnées de grêle ont balayé une partie du nord de l'État et la capitale, Atlanta. L’état d'urgence y a d'ailleurs été déclaré.

Le centre-ville d'Atlanta a été frappé par des vents de plus de 200 kilomètres-heure.

Une vingtaine de maisons ont été endommagées, des arbres déracinés et des lignes électriques arrachées.

Vendredi soir, une tornade de force 2 avait déjà causé beaucoup de dommages à Atlanta.




Le poids de l'hiver : toutes les écoles de la CSDM fermées lundi

16 03 2008

(PC-MC) - La Commission scolaire de Montréal (CSDM) confirme que toutes ses écoles primaires et secondaires demeureront fermées demain. La CSDM poursuit son blitz de déneigement et d'inspection des toitures de ses établissements.

La présidente de la commission scolaire, Diane de Courcy, n’a pas précisé combien d'établissements ont été déblayés jusqu’à maintenant et quel sera le coût de cette opération.

La CSDM tiendra une conférence de presse demain à 14h dans le but de faire savoir quand les écoles seront rouvertes et à quel moment les élèves pourront retourner en classe.

La commission scolaire avait ordonné l'évacuation de ses 106 000 élèves et de son personnel vendredi dernier par mesure de précaution.




Mario Dumont, chef de l'ADQ peut respirer en paix

16 03 2008

(LCN-MC) - Mario Dumont a franchi avec succès le vote de confiance des militants adéquistes.

Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) a obtenu un appui de 94,8% dans le cadre du septième congrès de son parti, aujourd’hui à Laval.

Le week-end dernier, le leadership du premier ministre Jean Charest avait aussi reçu un fort appui des militants libéraux, de 97,2%.




Les astronautes poursuivent l'assemblage du robot canadien Dextre

16 03 2008

(AP-MC) - Les astronautes ont pu de nouveau s'aventurer samedi à l'extérieur de la Station spatiale internationale pour poursuivre l'assemblage du robot canadien Dextre, dont les problèmes d'alimentation ont été réglés.

Les mains du robot canadien avaient été rattachées à ses bras de quatre mètres au cours de la première sortie dans l'espace de la mission d'Endeavour. Cette fois, les astronautes devaient fixer les bras aux épaules. Mais d'abord, le robot devait se redresser de son berceau de transport.

La sortie nocturne - qui devait se poursuivre jusqu'à dimanche matin - a failli être annulée. Pendant presque deux jours, un problème de câble empêchait la NASA d'alimenter le robot Dextre, qui reposait en pièces détachées dans son berceau.

Ce n'est que tard vendredi que les astronautes ont pu brancher Dextre au bras canadien de la Station spatiale internationale et ainsi lui permettre d'obtenir l'énergie dont il avait besoin pour se remettre en marche. Inactif, Dextre risquait de geler.

L'astronaute Garrett Reisman a déclaré que Dextre «se portait beaucoup mieux» et qu'une fois assemblé, «il ressemblait beaucoup à un véritable être humain».

Une fois assemblé au grand complet, Dextre aura quatre mètres de hauteur et une masse de 1500 kilogrammes.

Pour suivre toutes les étapes du déroulement de l'importante mission STS-123, cliquez sur NASA TV apparaissant dans les liens du Blogue-Média.




Manifestation violente à Montréal : 47 arrestations

16 03 2008

(La Presse-MC) - «On est là pour se battre contre la police, pas pour se battre entre nous autres!» Moins de 10 minutes après le départ de la 12e manifestation annuelle contre la brutalité policière, hier après-midi, la cohésion entre ses quelque 1000 participants était déjà vacillante.

Les manifestants, dont 47 ont fini dans un fourgon cellulaire, ne semblaient pas tous s'entendre sur les cibles prioritaires de leur démarche. Un cocktail Molotov a partiellement incendié un véhicule, et les fenêtres de restaurants McDonald's, Subway, Quiznos et d'abribus ont volé en éclats sans faire trop de vagues dans la foule. Mais lorsqu'un manifestant s'est attaqué sans raison apparente à une fenêtre du bâtiment en construction de l'îlot Voyageur, une bataille a failli éclater.

La foule a aussi sévèrement rabroué deux contestataires qui ont fracassé à coups de poubelle les fenêtres d'un pavillon de l'UQAM, rue Sainte-Catherine.

Les manifestants arrêtés seront notamment accusés de méfaits, de voies de fait contre un agent de la paix, de vol et de différentes infractions à des règlements municipaux.

Dès le départ, des manifestants qui se cachaient le visage sous des cagoules ont cherché à provoquer les policiers en les abreuvant généreusement d'insultes. Une première charge policière a failli être déclenchée avant même que le convoi ne se mette en branle, quand un jeune homme muni d'un bâton a arraché une caméra vidéo des mains d'une policière et l'a fracassée sur le sol.

Officiellement, la marche organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière avait pour but de dénoncer «les bavures et la discrimination commises impunément par les policiers». «Depuis 21 ans, les policiers du SPVM ont tué 42 personnes, en ouvrant le feu contre elles ou en les battant de leurs mains nues. Pourtant, il n'y a jamais eu d'accusations contre aucun d'entre eux», a dénoncé la porte-parole du collectif, Sophie Sénécal. La coalition voulait aussi dénoncer l'utilisation de plus en plus répandue du pistolet à décharge électrique, communément appelé Taser, impliqué dans plusieurs cas de décès lors d'interventions policières.

Aucun mot d'ordre n'a été donné aux marcheurs par les organisateurs. L'itinéraire était totalement improvisé. «Nous organisons une manifestation, pas une émeute», a assuré Mme Sénécal. Quelques minutes plus tard, cette dernière se trouvait aux côtés de manifestants masqués qui se sont emparés d'un gros conteneur à déchets sur roulettes, scandant «fuck the police». Le conteneur a été projeté contre une voiture de police, causant des dommages mineurs.

La situation a bien failli tourner au vinaigre lorsqu'une vingtaine d'individus masqués se sont subitement engouffrés dans un dépanneur de la rue Sherbrooke. La dame derrière le comptoir, visiblement affolée mais suffisamment alerte pour prendre quelques photos des manifestants, les a vite expulsés. Certains sont sortis avec des boissons gazeuses volées.

Sans cesse divisée par des escadrons de policiers casqués et équipés de matraques et de boucliers, la foule a fini par se disperser après environ deux heures. Aucune canette de gaz lacrymogène n'a été utilisée. Les policiers affirment qu'on ne leur a rapporté aucune blessure sérieuse parmi la foule et parmi les forces de l'ordre.




A Montréal un jeune homme criblé de balles

16 03 2008

(PC-MC) - Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) enquêtent sur un meurtre qui a été commis hier soir dans l'arrondissement Montréal-Nord.

Un homme de 20 ans a été tué par balle alors qu'il se trouvait au coin de la rue de Charleroi et de l’avenue Georges-Pichet.

La victime, qui est connue du milieu policier, a fait quelques pas après avoir été atteinte par les projectiles, mais elle s'est par la suite effondrée.

Ce meurtre pourrait être lié aux gangs de rue. Aucun suspect n'a encore été appréhendé.

Il s'agit du septième meurtre à survenir à Montréal depuis le début de l'année.




Un autre toit de résidence s'effondre faisant un mort

16 03 2008

(LCN-MC) - Un homme de 55 ans est mort tôt ce matin lors de l'effondrement du toit de sa résidence à Saint-Gérard au nord de Shawinigan en Mauricie.

Une femme et deux enfants, qui se trouvaient également dans la maison, ont réussi à quitter les lieux à temps.

La tragédie est survenue vers 7h20 dans cette résidence située Chemin du Lac-à-la-Pêche.

L'accumulation de neige sur la toiture serait à l'origine de l’effondrement de la toiture.

Les pompiers et policiers ont découvert le corps de la victime sous les décombres vers 8h15.




Le dalaî lama exige une enquête et dénonce « un régime de terreur »

16 03 2008

(AFP-MC) - Le dalaï lama a réclamé dimanche une enquête internationale après les émeutes meurtrières à Lhassa, tout en condamnant le «régime de la terreur» imposé par la Chine, qu'il a de nouveau accusée de «génocide culturel».

«S'il vous plaît, enquêtez, si cela est possible... Qu'un organisme international tente d'abord d'enquêter sur la situation au Tibet», a plaidé le chef spirituel du bouddhisme tibétain, lors d'une conférence de presse à Dharamsala (Inde), où il vit en exil.

La situation s'est embrasée vendredi à Lhassa avec des violences dans le centre historique de la ville qui ont fait 10 morts selon les autorités chinoises, 80 selon le gouvernement tibétain en exil.

Il s'agit des manifestations les plus sanglantes au Tibet depuis celles de 1989.

«Que ce soit de façon intentionnelle ou non, un génocide culturel est en train de se dérouler», a ajouté le dignitaire, affirmant que les Tibétains étaient traités «comme des citoyens de seconde classe» au sein de la région autonome chinoise.

Il a également pourfendu «le régime de la terreur» imposé par la Chine communiste. «Ils s'appuient uniquement sur la force de façon à obtenir un simulacre de paix, une paix amenée par la force au moyen d'un régime de la terreur», a considéré le chef spirituel tibétain.

Il s'est toutefois refusé à appeler au boycottage des jeux Olympiques prévus en août à Pékin. «Je souhaite ces jeux», a-t-il dit. «Le peuple chinois (...) a besoin de se sentir fier. La Chine mérite d'accueillir les jeux Olympiques», a-t-il estimé.

«On doit rappeler à Pékin qu'il doit être un hôte convenable pour les jeux Olympiques», a-t-il déclaré.

Peu avant l'intervention du lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, de jeunes Tibétains radicaux avaient déjà dénoncé à Dharamsala «un génocide» perpétré par la Chine, après les violences meurtrières qui ont embrasé Lhassa.

«La Chine doit arrêter la brutale répression et le génocide au Tibet», avait lancé Sonam Darjee, un responsable du Congrès de la jeunesse tibétaine qui, à l'inverse du dalaï lama, exige l'indépendance pure et simple et non une simple «autonomie culturelle» de la région autonome chinoise.

La Chine compte se servir des jeux comme d'une vitrine de son développement.

Interrogé sur le bilan des émeutes, le dalaï lama a déclaré: «Nous avons différentes sources: certains disent 10 (morts), d'autres 30, d'autres encore 60, et certains 80, 100. Je ne sais pas».

Par ailleurs, le chef spirituel a réaffirmé qu'il luttait pour une autonomie du Tibet et non l'indépendance et que sa campagne était non-violente.

À la question de savoir s'il avait la capacité de mettre fin aux manifestations des Tibétains, le dalaï lama a répondu qu'il n'avait «pas un tel pouvoir». «Je me sens impuissant», a-t-il affirmé.




Le pape célèbre la messe du dimanche des Rameaux

16 03 2008

(AP-MC) - Le pape Benoît XVI a célébré la messe du dimanche des Rameaux, fête qui commémore l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem et ouvre la Semaine sainte.

Au début de la cérémonie, le souverain pontife a sanctifié des rameaux et branches d'olivier avec de l'eau bénite, puis a traversé la place St-Pierre de Rome, vêtu d'une tenue liturgique brodée de rouge et or et tenant un rameau à la main.

Dans son homélie, le pape a rappelé aux fidèles que, lors de la Semaine sainte, ils devront se souvenir du «drame le plus sublime de l'Histoire, qui est le drame de notre salut».

Le dimanche des Rameaux marque le coup d'envoi de la Semaine sainte qui s'achèvera dimanche prochain, jour de la fête de Pâques, commémorant la résurrection du Christ, date la plus solennelle du calendrier liturgique catholique. L'autre point culminant de la semaine sera le Vendredi saint, qui marque la crucifixion et la mort du Christ.




Un enfant périt dans un accident de la route

16 03 2008

(LCN-MC) - Un enfant de six ans est mort dans un accident de la route, hier soir, à Saint-Jean de Matha dans Lanaudière. Sa mère et son conjoint ont pour leur part été grièvement blessés, et deux autres enfants ont subi des blessures mineures.

La voiture du couple a été frappée par une minifourgonnette sur la route 131 vers 22h30. Le conducteur a été gravement blessé, mais on ne craint pas pour sa vie.

L'homme aurait perdu la maîtrise de son véhicule qui a probablement dérapé sur une plaque de glace.




Hamilton remporte le premier Grand prix de F1 en Australie

16 03 2008

(AP-MC) - Le pilote britannique Lewis Hamilton, sur McLaren, a remporté ce dimanche le Grand Prix de Formule Un d'Australie, première épreuve de la saison, à l'issue d'une course mouvementée marquée par de nombreux abandons.

Parti en pole position, il a devancé sur la ligne d'arrivée les pilotes allemands Nick Heidfeld, sur BMW Sauber, et Nico Rosberg, sur Williams, respectivement deuxième et troisième.

Seules sept des 22 voitures alignées au départ ont pu terminer cette course. Le rival de Hamilton et champion du monde en titre, le Finlandais Kimi Raikkonen, au volant de sa Ferrari, a manqué de carburant, à seulement cinq tours de l'arrivée. Cinq abandons sont intervenus dès le premier tour. Dix autres ont suivi tout au long de la course.

L'Espagnol Fernando Alonso, double champion du monde, de retour chez Renault après une saison tumultueuse chez McLaren, a terminé quatrième.

Le coéquipier de Hamilton chez McLaren, le Finlandais Heikki Kovalainen, a pris la cinquième place, devant le Brésilien Rubens Barrichello, sur Honda, et le Japonais Kazuki Nakajima, sur Williams.

Pour ses débuts en F1, le Français Sébastien Bourdais, au volant d'une Toro Rosso, n'a pas terminé la course en raison d'une panne de moteur, à deux tours de l'arrivée mais a fini dans les points à la huitième place.




Hamilton remporte le premier Grand prix en Australie

16 03 2008




Deux ados tentent un vol à main armée dans...un poste de police

16 03 2008

(AP-MC) - Croyant être dans un magasin, deux adolescents ont tenté de commettre un vol à main armée dans un poste de police de la Floride.

Les deux garçons de 12 et 14 ans se sont présentés à l’accueil du poste de police de St. Lucie. L’un d’eux a exigé l’argent de la caisse à la préposée. Prise de panique, car elle a vu qu’il avait ce qui semblait être une arme sous son manteau, elle a crié à l’aide.

Une dizaine de policiers ont surgi afin de maîtriser les deux garçons qui sont maintenant détenus par les autorités de Port St. Lucie.

Toute la scène a été captée par la caméra de surveillance du poste de police.




Gaza : quatre palestiniens tués dans des raids aériens

16 03 2008

(AFP-MC) - L'aviation israélienne a mené samedi deux raids aériens successifs sur la bande de Gaza, tuant trois activistes du Jihad islamique alors qu'un quatrième Palestinien a été tué par un obus de char, selon des sources médicales palestiniennes qui font aussi état de cinq blessés.

Les trois activistes ont été tués lors du second raid, au nord de la ville de Gaza, par un tir de missile air-sol, alors qu'ils s'apprêtaient à tirer des roquettes contre Israël, ont précisé les Brigades Al-Qods.

Auparavant, dans le premier raid, trois autres membres du mouvement avaient été blessés --dont deux grièvement, selon des sources médicales-- dans des circonstances semblables, à l'est de Gaza. Ils s'apprêtaient eux aussi à tirer des roquettes.

Trois autres Palestiniens ont été blessés par le tir d'un char israélien dans le nord de la bande de Gaza et l'un d'entre eux est décédé à l'hôpital, selon des sources médicales.

Une porte-parole militaire a confirmé à l'AFP le double raid mais n'a pas confirmé le tir de char. Elle a indiqué par ailleurs que quatre roquettes avaient «été tirées samedi en direction d'Israël» par des groupes armés palestiniens à partir de la bande de Gaza, territoire contrôlé par les islamistes du Hamas.

«Trois de ces engins ont explosé en territoire israélien sans faire de dommage, ni de blessé» a-t-elle précisé.

Elle a indiqué en outre que deux charges d'explosifs ont été découvertes par une patrouille le long de la frontière avec la bande de Gaza. Les engins ont été détruits sans dommage.

Ces derniers décès portent à 6.318 le nombre des personnes tuées, en grande majorité des Palestiniens, depuis le début des violences en septembre 2000, selon un décompte établi par l'AFP.




Troisième mission en Afghanistan en 2010 pour les militaires de Valcartier

16 03 2008

(Le Soleil-MC) - Le prolongement de la mission canadienne en Afghanistan jusqu’en 2011, autorisé par le Parlement jeudi, entraînera une troisième mission à Kandahar pour les militaires de Valcartier, à l’automne 2010.

Un deuxième départ est déjà prévu en février 2009, pour une mission d’une durée de six mois. Or, le quotidien Le Devoir rapportait hier que les soldats de Valcartier retourneront une troisième fois à Kandahar en août 2010, selon des documents de planification du ministère de la Défense nationale.

Le contingent pourrait toutefois être moins important que les précédents (environ 2000 soldats de Valcartier lors du dernier déploiement), puisque l’Armée nationale afghane devrait être plus autonome et capable d’assumer davantage de responsabilités d’ici deux ans.

Jointe à Ottawa, une porte-parole de la Défense nationale n’était pas en mesure de confirmer l’information hier. Du côté de la base de Valcartier, l’officier d’affaires publiques Bruno Tremblay a toutefois indiqué que les militaires doivent se préparer «possiblement pour un déploiement à l’automne 2010». Il est encore trop tôt pour connaître le mandat de cette mission et le nombre de soldats qui y participeront, a-t-il ajouté.

Toujours selon le quotidien montréalais, le prolongement de la mission jusqu’en 2011 coûtera près de 2,5 milliards $, chiffre basé sur une évaluation «prudente» du ministère de la Défense. Présentement, la facture de la guerre en Afghanistan s’élève à environ un milliard de dollars par année. La mission canadienne y sera prolongée de deux ans et demi.

Par ailleurs, un dernier contingent de 55 militaires est revenu hier soir d’Afghanistan. Avec ce 20e vol, près de 1800 soldats de Valcartier sont rentrés au pays depuis le 5 février, de retour après une mission de six mois. Il reste désormais environ 200 militaires québécois en Afghanistan, qui ne rentreront que d’ici deux à trois mois.

Pour souligner leur retour, un convoi de véhicules policiers et de blindés légers les a escortés sur le chemin entre l’aéroport Jean-Lesage et la base de Valcartier.

Les militaires de retour auront droit à environ six semaines de vacances avant de se remettre à la tâche. «On s’attend à ce que la majeure partie soit de retour au travail à la fin avril», a indiqué le lieutenant Tremblay.

La garnison de Valcartier compte environ 6000 soldats.




Jean Béliveau reçoit un doctorat honorifique de l'Université Laval

16 03 2008

(PC-MC) - Près de 500 personnes, invités et admirateurs de Jean Béliveau, ont assisté samedi à la cérémonie de remise d'un doctorat d'honneur à l'ancien capitaine du Canadien par l'Université Laval.

Celui qu'on appelle avec révérence «Monsieur Béliveau» a été longuement ovationné quand le recteur de l'université, Denis Brière, lui a remis la toge, au cours d'une cérémonie empreinte de respect.

«Quand je suis parti de Victoriaville pour venir à Québec, c'est moi qui étais le plus vieux de la famille et mon père m'a dit deux choses. D'abord d'écouter avant de parler et ensuite de toujours faire mon possible. J'ai suivi ses conseils et je crois que ça m'a permis de bien réussir.»

Pour l'homme de 76 ans, la philantropie a commencé à Québec. «Le Père Bernier, du Patro Roc-Amadour, assistait à nos entraînements et il m'avait demandé de présider un déjeuner au profit de cette institution, qui était installée dans des baraques. Il y avait tellement de monde au déjeuner que nous avons senti le plancher baisser. J'ai dit au Père Bernier qu'il ferait mieux de songer à la construction d'une nouvelle bâtisse.»

Parmi les invités, le concert d'éloges était unanime. «L'homme que l'on appelait Monsieur», a résumé Marcel Aubut lorsqu'on lui demande ce qu'il retient de Jean Béliveau.

«On avait bâti un Colisée pour lui. Ce n'est pas pour n'importe qui que l'on fait une telle chose. Les mots classe et élégance sont de mise pour décrire le personnage, autant lorsqu'il était sur la glace que dans toutes ses autres activités. Il est le modèle ultime, ce qui s'approche le plus de la perfection.»

Patrick Roy n'a pas vu jouer Jean Béliveau, mais ça ne l'empêche pas d'écouter. «Une personne avec beaucoup de charisme. Il venait nous voir de temps en temps quand j'étais avec le Canadien, mais ce n'était pas pour se mêler des affaires de l'entraîneur. J'ai toujours cherché à l'écouter. On se rend compte depuis des années à quel point il est important dans la communauté. Il est une grande personnalité et il mérite bien son nom de Monsieur Béliveau. On l'a appelé le «Gros Bill» pendant trop longtemps.»

Fernand «Butch» Houle est demeuré très ami avec Jean Béliveau, ce qui lui a valu une invitation pour le souper de vendredi .

«Tous ses anciens coéquipiers sont fiers de sa réussite. C'est un gars hors de l'ordinaire. Depuis que je le connais, je ne l'ai jamais, mais jamais, entendu parler contre quelqu'un.»

Béliveau quittait Québec samedi pour Vancouver, où il doit participer dimanche à une fête en l'honneur de son ancien adversaire des Red Wings de Detroit, Gordie Howe, qui célébrera son 80e anniversaire de naissance le 31 mars.




Effondrement d'une grue à New York : quatre morts et une dizaine de blessés

16 03 2008

(AFP-MC) - Quatre personnes sont mortes et dix autres ont été blessées lorsqu'une grue s'est effondrée dans un quartier résidentiel de Manhattan, «un des accidents de chantier les plus graves que New York ait connus», a affirmé samedi le maire de la ville Michael Bloomberg.

Le bilan n'était pas définitif samedi soir, et des chiens renifleurs étaient à la recherche d'éventuelles victimes sous les décombres impressionnantes.

La télévision montrait outre l'immeuble détruit, des voitures écrasées ou renversées et des cages d'escaliers visibles après la chute de pans de murs entiers.

«La recherche est difficile, une partie de la grue est encore suspendue au dessus de l'immeuble», a déclaré le nouveau gouverneur de New York David Paterson, arrivé lui aussi sur les lieux en fin d'après-midi. Le gouverneur doit prendre ses fonctions lundi, succédant à Eliot Spitzer qui a démissionné mercredi dernier à la suite d'un scandale.

Les victimes décédées sont des ouvriers qui travaillaient à la construction d'un immeuble de 43 étages, dont 19 sont terminés, mais les blessés sont des personnes qui se trouvaient soit dans le bar situé au rez-de-chaussée de l'immeuble détruit, qui était fermé samedi, soit dans des immeubles touchés.

«Les équipes de secours cherchent des survivants, cet accident est l'un des pires accidents de chantier que la ville ait connus», a déclaré M. Bloomberg.

L'accident est survenu vers 14h30 dans Manhattan, à la hauteur de la 51e rue et de la 2e avenue, dans l'Upper East Side (nord est de Manhattan).

La grue «a endommagé dans sa chute trois immeubles, et en a détruit un quatrième», a précisé le maire.

«Heureusement le bar qui se trouve au rez-de-chaussée de l'immeuble détruit n'était pas ouvert», a-t-il déclaré.

«Ce jour est triste. Mes pensées vont aux familles des victimes, j'espère que nous n'en trouverons pas d'autres», a encore dit M. Bloomberg, précisant que «les immeubles endommagés ont été évacués, un abri est offert aux habitants pour la nuit par la Croix Rouge», a souligné le maire.

Le quartier a été bouclé par les voitures de pompier et les ambulances, selon un photographe de l'AFP arrivé sur les lieux.

Un petit immeuble a été complètement démoli, et le coin supérieur d'un immeuble plus élevé détruit, laissant voir des cages d'escaliers. Le quartier a été recouvert d'une épaisse fumée, d'après des images diffusées à la télévision.

«Nous venons de perdre quatre personnes au beau milieu d'une journée ensoleillée, quatre victimes innocentes (...) Neuf violations des règles de sécurité du chantier avaient été signalées en janvier, c'est inacceptable», a déclaré aux journalistes le maire d'arrondissement Scott Stringer (BIEN Stringer).

«La construction est un métier dangereux», a souligné le maire devant la presse. «Il y a beaucoup de choses que nous ignorons encore sur cet accident», a-t-il ajouté.

Les accidents de chantier sont monnaie courante à New York, où ils prennent des proportions impressionnantes en raison de la hauteur des immeubles. Un incendie avait éclaté il y a quelques mois dans un immeuble de la Deutsche Bank près de «Ground Zero», le site du World Trade Center touché par les attentats du 11 septembre 2001.

Depuis, quelques accidents impressionnants sont survenus, notamment sur les chantiers du promoteur immobilier milliardaire Donald Trump. Un accident a vu survivre miraculeusement un ouvrier après une chute de plus de 47 étages.




Plaines, Sciences et cocos : grosse fin de semaine à Québec

16 03 2008

(Le Soleil-MC) - Grosse fin de semaine à Québec. Entre les festivités du 100e anniversaire des plaines d’Abraham, l’Expo-sciences et une activité de décoration de cocos de Pâques, on n’aura pas le temps de s’ennuyer.

Les Plaines ont 100 ans cette année. Pour l’occasion, les familles sont invitées aujourd’hui à la Maison de la découverte et à la tente du 100e. De 10h à 16h, des activités gratuites sont prévues.

De nombreux stands retraceront la riche histoire du parc avec photos et objets d’époque. Des personnages de 1908 aborderont les visiteurs, qui pourront aussi participer au jeu-questionnaire Connaissez-vous votre parc?. Sur la scène, les clowns Ketchup et M. Orange feront rigoler les tout-petits, à 10h et 13h. Ils seront suivis de Joe Bocan, en comtesse d’Harmonia, à 11h et 14h.

Et comme un anniversaire n’en serait pas un sans gâteau, les gourmands sont invités à déguster un gâteau digne du centenaire du parc.

Sciences en tête

À l’Université Laval, les sciences sont à l’honneur. Quelque 200 jeu­nes mordus présenteront leurs recherches scientifiques et technologiques à l’occasion de la finale régionale d’Expo-sciences, au pavillon Alphonse-Desjardins. Les grands gagnants ayant été couronnés hier, il reste une journée pour les rencontrer et faire des découvertes.

Les projets des jeunes scientifiques de 12 à 20 ans ont été jugés par 130 juges. Les portes seront ouvertes de midi à 14h.

Concours de cocos

Si vous vous sentez l’esprit créatif, pourquoi ne pas participer au concours de décoration d’œuf de Pâques de la boutique d’artisan Le forgeron d’or, de Sainte-Marie. Le principe est simple : évidez un œuf et décorez-le de manière originale. Il faut ensuite faire parvenir votre création à la boutique du joaillier Richard Grenier au 387, avenue Marguerite-Bourgeoys, à Sainte-Marie, G6E 3Z1.

Les artisans des trois cocos les plus originaux recevront un véritable bijou : un œuf d’or, d’argent ou de bronze, réalisé aux ateliers du forgeron. Un petit détour par la boutique vous permettra de visiter l’économusée qui informe sur le métier de joaillier, mais aussi d’admirer les œuvres soumises aux concours des années passées ou de voter pour vos préférées de cette année et courir la chance de remporter le prix du public.




C'est parti pour les festivités du centenaire des Plaines d'Abraham

16 03 2008

(Le Soleil-MC) - C’est parti : les festivités entourant le 100e anniversaire des plaines d’Abraham ont été officiellement lancées hier. Une série d’activités soulignant la création du premier parc historique national du Canada se déroulera jusqu’à l’automne.

«Les Plaines, c’est plus qu’un parc. C’est un livre d’histoire du Canada, de la ville de Québec et, bien sûr, de notre petite histoire personnelle», a affirmé hier André Juneau, président de la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN). La ministre du Patrimoine canadien, Josée Verner, était aussi présente pour ce lancement.

La date officielle de l’anniversaire des Plaines est le 17 mars 1908, mais la CCBN a préféré devancer un peu le calendrier pour permettre à davantage de gens de participer aux activités prévues cette fin de semaine.

En plus du passage remarqué de la coupe Stanley, qui se poursuit d’ailleurs aujourd’hui, le lancement des festivités a été l’occasion hier de présenter le court métrage Mon parc, mes plaines, qui retrace l’histoire de cet emplacement marquant et son apport à la vie des citoyens de Québec. Le film, réalisé par Carole Laganière, est présenté encore aujourd’hui à la Maison de la Découverte. Les animations historiques, stands et activités pour enfants se poursuivent aussi dans la tente du 100e située derrière la Maison de la Découverte, sur les plaines d’Abraham.

Parmi les autres activités prévues cette année, mentionnons notamment la Fête de la nature, le 11 mai, une semaine spéciale d’activités du 26 juillet au 3 août et la grande fresque intitulée Plaines lunes, un specta­cle à grand déploiement qui réunira près de 2000 personnages costumés du 13 au 17 août.




L'interdiction du cellulaire au volant : ruée sur les casques d'écoute

16 03 2008

(Le Soleil-MC) - Avec l’interdiction de parler au cellulaire au volant d’un véhicule qui pointe à l’horizon, les détaillants de matériel électronique et de téléphone portable sont littéralement assaillis depuis quelques mois par les consommateurs qui souhaitent se procurer les casques d’écoute et autres systèmes mains libres afin de respecter la loi.

Dès le 1er avril, il faudra posséder un de ces équipements afin de parler au cellulaire dans sa voiture. Après une période de trois mois au cours de laquelle les policiers donneront des avertissements, les agents de la paix remettront un billet d’infraction variant de 80 $ à 100 $ et trois points d’inaptitude aux conducteurs fautifs, dès le 1er juillet.

«Les gens savent que cette loi s’amène bientôt, et quand ils achètent un cellulaire, ils se procurent presque toujours un casque d’écoute ou un mains libres, explique Éric Grenier, gérant au magasin La Source de la rue Saint-Joseph. Les entreprises s’équipent aussi, puisque nous avons postulé sur un appel d’offres cette semaine visant à doter tous les chauffeurs d’une compagnie de transport d’un de ces appareils.»

Même son de cloche à La Clef de Sol du secteur Lebourgneuf, où le gérant Vincent Bellemare avance que la grande majorité des ventes dans le département des cellulaires se résume présentement à cette chasse aux appareils mains libres ou aux casques d’écoute.

«Je vous dirais que depuis quelque temps, les casques d’écoute ou les mains libres représentent 80 % des ventes, évalue-t-il. Après Noël, les affaires chutent beaucoup, alors cette loi est une bonne chose pour nous, car cela nous tient occupé avant le retour des bonnes périodes de vente.»

À la Cabine téléphonique des Galeries de la Capitale, le gérant Paolo Santilli dit avoir remarqué une augmentation marquée des ventes de ces appareils électroniques.

«Avant Noël, chaque vendeur pouvait vendre trois ou quatre casques d’écoute par mois, alors que maintenant, on parle du même nombre, mais par jour!»




Congrès du PQ : des militants veulent « geler » le projet Rabaska

16 03 2008

(Le Soleil-MC) - Les militants péquistes pourraient se prononcer aujourd’hui sur une proposition approuvée hier lors d’un atelier du conseil national et remettant en question les projets de ports méthaniers à Lévis et à Cacouna.

Amenée par des militants de Québec, la proposition suspendrait l’autorisation de ces projets, le temps que la Régie de l’énergie analyse les besoins énergétiques du Québec et qu’une étude indépendante vienne valider les analyses existantes sur la sécurité. Il est toutefois possible que la proposition ne soit pas soumise au vote en raison d’un imbroglio sur sa recevabilité.

Carte électorale

Le PQ digère mal le projet de refonte de la carte électorale déposé la semaine dernière par le DGE. Les militants seront appelés aujourd’hui à entériner une proposition visant à amender la Loi électorale pour élargir les critères ayant présidé à l’élaboration de la réforme.

À la densité démographique des circonscriptions, on souhaite ajou­ter des considérations comme l’«accessibilité physique équitable» de l’électeur à son député «à travers l’étendue territoriale», ainsi que les facteurs socio-économiques. Le projet de refonte sur la table enlève un député à chacun des partis. La circonscription de Gaspé, représentée par le député péquiste Guy Lelièvre, disparaîtrait.




Immense succès de la Symphonie des mille : un vent de renouveau pour le 400e

16 03 2008

(Le Soleil-MC) - L’organisation du 400e en doit toute une à Yoav Talmi et à l’OSQ. Le vent de mécontentement qui souffle depuis le début de l’année pourrait bien tourner après l’énorme succès remporté par la Symphonie des mille, au Colisée hier soir.

À l’issue du concert, tout le monde était aux anges, à commencer par le maire Régis Labeaume, qui n’a pas caché son soulagement ni sa satisfaction. Pour lui, la grogne contre le 400e, c’est terminé. On peut enfin commencer à fêter!

Les milliers de spectateurs qui remplissaient le Colisée à craquer ont franchement apprécié leur soirée. L’œuvre «dispensatrice de joie» à laquelle rêvait Gustav Mahler a effectivement comblé les attentes des plus exigeants d’entre eux. La qualité du son dépassait d’ailleurs et de loin ce qu’on pouvait espérer dans une acoustique aussi réverbérante. Le sonorisateur Jacques Boucher a accompli une sorte de miracle.

Le plus important sans doute, c’est que la Symphonie des mille a permis à toute une collectivité de vibrer d’un seul cœur, a permis à chacun d’élever son âme et de la fondre pendant quelques instants dans un élan profond et unanime. Bref, de vivre quelque chose qui ressemble à une sorte de réconciliation avec notre condition humaine. Ceux qui y étaient savent que je n’exagère pas.

Mais celui qui flottait le plus de bonheur, c’est sans doute Yoav Talmi. L’expression qu’on lisait sur son visage à l’issue du concert valait mille mots. Je ne l’ai jamais vu comblé à ce point. Le chef d’orchestre venait de toute évidence de vivre un des sommets de sa carrière. La foule, transportée de joie elle aussi, lui a manifesté sa gratitude avec force et pendant plusieurs minutes.

On ne remerciera sans doute jamais assez le directeur de l’OSQ d’avoir osé proposer un projet aussi audacieux. Parmi les évidences qui jaillissent d’une exécution d’une telle ampleur, il y a l’idée que, loin d’être excessive, la taille gigantesque de l’effectif renforce le sens et la portée de l’œuvre tout en justifiant tous les efforts qui ont été mis pour élever cet immense édifice sonore.

Le millier d’instrumentistes et de choristes réunis sous sa direction avaient toutes les raisons d’être fiers du travail accompli, surtout si on considère la progression des centaines d’amateurs qui se sont retrouvés pour la première fois tous ensemble mardi dernier. Les voix sonnaient juste et, mieux encore, elles tombaient parfaitement en place. On peut dire qu’une sorte d’optimum a été atteint lors de la représentation.

L’enthousiasme exprimé par la foule après l’accord final exigeait un rappel. Après avoir salué à plusieurs reprises, le maestro a, d’un signe, demandé au chœur de voix d’enfants d’entonner L’hymne à la beauté du monde de Luc Plamondon et Christian St-Roch. Cette interprétation a manifestement bouleversé l’auditoire, tout particulièrement la gouverneure générale Michaëlle Jean, qui a fondu en larmes en entendant les premières mesures.

L’insistance de la foule était telle, encore après le rappel, que celui-ci a dû être bissé.

Symphonie no 8 en mi bémol majeur, Symphonie des mille, de Gustav Mahler. Direction musicale : Yoav Talmi, chef d’orchestre. Solistes : Turid Karlsen, soprano, Monique Pagé, soprano, Shannon Mercer, soprano, Susan Platts, mezzo-soprano, Anita Krause, mezzo-soprano, Vinson Cole, ténor, Nathaniel Watson, baryton, et Denis Sedov, basse.

L’Orchestre symphonique de Québec, l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, l’Orchestre de la faculté de mu­sique de l’Université Laval, l’Orchestre du Conservatoire de mu­sique de Québec, le Chœur de l’OSQ, le Chœur de la faculté de musique de l‘Université Laval, le Chœur Les Rhapsodes, l’Ensemble Polyphonia, le Chœur de l’Université Laval, le Chœur du Conservatoire de musique de Qué­bec, le Chœur du Vallon, le Chœur Anamnèse, le Chœur de l’Annon­ciation, le Chœur polyphonique de Lévis, les choristes du Chœur Saint-Laurent, la Maîtrise des Petits Chan­teurs de Québec, Les Petits Chanteurs de Charles­bourg et l’Ensemble vocal du Conser­vatoire de musique de Québec. Les chœurs d’adultes étaient sous la supervision de David Rompré, les chœurs d’enfants sous celle de Louise Delisle-Bouchard. Hier soir au Colisée de Québec.




Manif contre la brutalité policière à Montréal : 32 arrestations

16 03 2008

(PC-MC) - Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé, samedi, que 32 personnes ont été arrêtées lors d'une manifestation qui avait pour but de protester contre la brutalité policière.

Quelques centaines de personnes ont participé au rassemblement samedi après-midi, au centre-ville de Montréal.

De nombreux dommages ont été causés, notamment aux stations de métro Place des Arts et Saint-Laurent.

La porte-parole du SPVM, Lynne Labelle, précise que des vitrines d'établissements commerciaux et des vitres de véhicules ont été fracassées. Des automobiles ont aussi été incendiées.

Des manifestants, dont la plupart étaient masqués, ont lancé des bouteilles de bière et des boules de neige aux policiers.

Selon Mme Labelle, les escouades spécialisées ont laissé les gens manifester et ne sont intervenues que lorsque le tout a dégénéré.




Le congrès du PQ : l'autorité de Pauline...

16 03 2008

(PC-MC) - Pauline Marois a affronté hier le SPQ Libre, l’aile gauche de son parti, afin de se libérer de toute mécanique référendaire. La chef péquiste a gagné la bataille haut la main. Les militants s’apprêtent maintenant à confirmer que le PQ largue l’obligation de tenir un référendum sur la souveraineté dans un premier mandat.

Les péquistes ont en effet donné une première bénédiction à la proposition de leur chef visant à mettre un frein à la stratégie référendaire. Cette proposition doit obtenir l’accord des militants du conseil national, en assemblée plénière, aujourd’hui. Cette étape est considérée comme une simple formalité.

Pour mettre fin au débat sur la mécanique référendaire, Pauline Marois a affronté en duel le président du SPQ Libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre), Marc Laviolette, lors d’un atelier. L’ancien syndicaliste a proposé qu’un gouvernement péquiste, «au terme d’un débat (sur la question nationale), adopte une loi permettant au peuple québécois de se prononcer par référendum sur la souveraineté lorsqu’au moins 10% des électeurs en auront exprimé la volonté en signant un registre prévu à cet effet». C’est ce qu’on appelle un référendum d’initiative populaire.

La présidente de l’atelier, Lyne Marcoux, a jugé cet amendement irrecevable. Celui-ci est contraire à l’esprit de la proposition de l’exécutif national qui vise à suspendre l’obligation de tenir un référendum, a-t-elle plaidé.

Pauline Marois, à la surprise générale, s’est dirigée au micro pour exiger un débat sur le référendum d’initiative populaire. «Peut-être vaut-il mieux à ce moment-ci qu’on débatte de la question, qu’on liquide cette question-là», a-t-elle lancé, applaudie par la centaine de militants qui participaient à l’atelier. Lyne Marcoux a accepté de revenir sur sa décision.

Le duel s’est ouvert. Marc Laviolette a fait valoir que la proposition de Mme Marois est trop «floue». «Peut-être qu’il va y en avoir un référendum, peut-être qu’il n’y en aura pas, on verra… On risque d’avoir un débat sur la mécanique du flou», a-t-il expliqué.

Pauline Marois a répliqué de façon musclée à l’ancien syndicaliste. «On retombe exactement dans ce que je veux que l’on évite pour les prochains mois, les prochaines années», a-t-elle affirmé. Selon elle, avec le référendum d’initiative populaire, «on recommence à débattre du quand et du comment», de la mécanique.

Pauline Marois souhaite plutôt éviter ce genre de débat en se débarrassant de l’obligation de tenir un référendum contenue dans le programme du parti. Cette position ne veut pas dire «qu’on va s’empêcher de faire un référendum si on juge pertinent de le faire. Peut-on se faire confiance et remettre le cap sur le projet de pays?» a-t-elle lancé. Les militants lui ont offert une ovation debout.

La victoire de Mme Marois fut sans équivoque. Seulement trois militants, dont M. Laviolette, se sont prononcés en faveur d’un référendum d’initiative populaire.

La sortie de Pauline Marois contre le SPQ Libre avait été orchestrée. La veille, Marc Laviolette avait informé son chef de son intention de présenter un amendement. Ils avaient débattu de sa proposition, sans que l’ancien syndicaliste n’y renonce. Hier, l’entourage de Mme Marois s’était assuré que les journalistes soient dans la salle avant que M. Laviolette ne se présente au micro et que le duel n’ait lieu.

À la sortie de l’atelier, le président du SPQ Libre s’est rallié au vote des militants. «Il n’y aura pas de chicane. On n’ira pas casser nos Tonka dans nos chambres», a affirmé M. Laviolette, soulignant que Mme Marois a «affirmé son leadership».

Un débat plutôt qu’une conversation

Dans sa proposition sur la souveraineté, Pauline Marois suggérait aux militants qu’un gouvernement péquiste entreprenne avec les Québécois une «conversation nationale» sur la souveraineté, une expression qui était loin de faire l’unanimité. À la suggestion de la présidente du PQ, Monique Richard, les militants ont remplacé la «conversation nationale» par un simple «débat» sur la souveraineté avec la population.

Autrement, la proposition de Pauline Marois demeure à peu près intacte.

Les militants ont ajouté un «geste de gouvernance nationale» que poserait un gouvernement péquiste, celui de rapatrier tous les pouvoirs en matière d’assurance emploi. Mme Marois avait toutefois voté contre cette proposition.

Au terme des débats en atelier, sur une centaine de militants, seul l’ex-député et ancien candidat à la direction du PQ Jean-Claude St-André, un pur et dur favorable aux «gestes de rupture» avec le reste du Canada, a voté contre la proposition de son chef.




Robert Latimer de retour sur sa ferme

16 03 2008

(PC-MC) - Robert Latimer est retourné sur sa ferme de la Saskatchewan, samedi, pour une brève visite après avoir passé les sept dernières années en prison pour le meurtre de sa fille handicapée.

Des photographes ont surpris Latimer faisant son entrée en voiture sur la ferme de Wilkie, au nord de Saskatoon, accompagné de membres de sa famille. Il a également été vu entrant dans un centre de santé, où sa mère âgée résiderait.

Latimer, qui a reçu une peine de prison à vie après avoir été condamné pour meurtre au second degré, est sorti discrètement de la prison de William Head, près de Victoria, jeudi.

Les autorités lui ont accordé quatre jours de liberté sans surveillance, afin qu'il puisse rendre visite à un parent malade avant que ne débute de nouvelles audiences sur libération conditionnelle à Ottawa, probablement lundi.

L'affaire Latimer continue de polariser l'opinion publique presque 15 ans après le début du procès, en 1993. Tracy Latimer avait 12 ans quand son père l'a empoisonné au monoxyde de carbone, affirmant avoir agi par compassion, ne supportant plus de voir sa fille souffrir.

Lourdement handicapée par une paralysie cérébrale, Tracy ne pouvait pas parler ni marcher, ni s'alimenter seule.




Retard pour le retour à Québec du dernier contingent de militaires d'Afghanistan

16 03 2008

(PC-MC) - L'avion qui ramenait d'Afghanistan un groupe de militaires de Valcartier a dû faire une escale imprévue à la base de Trenton, en Ontario.

Le mauvais temps a forcé ce changement de plan de vol. Les militaires devraient être de retour à Québec vers 9h30 dimanche matin.

Il s'agit donc du dernier contingent de soldats de Valcartier qui rentre au bercail après une mission de six mois. Au total, 55 soldats retrouveront leurs proches.